Moi...

Ma chanson

Tout de Virginia Woolf 

Notre Dame de Paris, Victor Hugo

Alain Fournier, Le Grand Meaulnes


Marie Nimier, La reine du silence,

Isabel Allende ,La maison aux esprits

La Petite Fadette de  George Sand

Martin Winckler, La maladie de Sachs

Julien GRACQ, Le rivage des Syrtes

Le maître des illusions de Dona Tartt

De beaux lendemains de Russel Banks

Monsieur Malaussène  de Daniel Pennac


Le Quatuor d'Alexandrie de Durrell

Lire et relire

Lady Writer on the TV.
Talk about the Virgin Mary
Reminded me and you
Expectations left to come up to yeah

Lady writer on the TV.
Yeah, she had another quality
The way you used to look
And I know you never read a book

Just the way that her hair fell down around her face Then I recall my fall from grace
Another time, another place

Lady writer on the TV.
She had all the brains and the beauty
The picture does not fit
You talked to me when you felt like it.

 

Dire Straits

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Ragots germano-pratins

Mardi 25 juillet 2006

Un pote romancier m'a raconté hier au téléphone un ragot croustillant sur le petit milieu de l'édition. Deux auteurs phares, on va dire stars (un homme et une femme)  d'une très grosse maison ne peuvent pas se supporter. Ce qui pose un casse-tête monstrueux pour la maison en question, obligée de jongler avec les egos démesurés des deux et de surtout pas les placer côte à côte lors de salons et de signatures. Mais les deux se sont vertement disputés --pour ne pas utiliser un autre mot --lors d'une récente manifestation littéraire. Avantage : l'auteur femelle, dont l'humour et la répartie sont paraît il imparables. L'auteur mâle n'a pas du tout apprécié et s'est rabaissé à d'ignobles insultes. Deux poids lourds des ventes  françaises en train se s'étriper comme des poissonnières.... Oh, comme j'aurais aimé voir ça !

Par Lady Writer
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Mercredi 26 juillet 2006

Un ami critique litteraire m'envoie chaque semaine les épreuves qu'il lit pour la rentrée. Je lis ça avec une espèce de détachement rigolo. J'avais débusqué des infos intéressantes ici, puis ici aussi, puis pas mal gloussé avec ce post là. Donc je lis. Il m'a envoyé les gros machins, les trucs qui vont cartonner. Les grands noms. Pour l'instant, je n'ai pas eu d'orgasme.

Par Lady Writer
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Dimanche 30 juillet 2006

On dit souvent que les vacances, c'est le repos. Mais pour moi, les vacances, c'est la paix. Je me lève encore plus tôt que d'habitude et je savoure un petit dejeuner seule dans le jardin. Il y a juste le Chat qui me tient compagnie. Je fume ma première cigarette de la journée et je regarde le soleil monter dans le ciel. Je lis, (je vous dirai plus tard ce que je lis) et je pense au roman en cours. Dans quelques jours, ma fille va partir, avec son mari et leur fille. Ils seront remplacés par N, (je précise que ce n'est pas son initiale non plus, mais vous l'aurez deviné,  je pense ? ) ma grande amie, presque ma soeur, romancière elle aussi. Elle vient avec son compagnon. J'attends son arrivée avec impatience. Elle m'a raconté au téléphone que dans un récent festival littéraire d'été , deux romancières célébrissismes se sont engeulées d'une façon inimaginable.

 Ca m'amuse trop. Ici, je suis si loin de tout cela, même si cela me fait beaucoup rire.

Petits plaisirs idiots de la vie.

Par Lady Writer
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Jeudi 31 août 2006

 

Je vous ai abandonnés pour alloir voir mon éditeur à Paris. Rendez-vous au Lutetia, bien sûr, où j'ai pu me rincer l'oeil devant ce déballage fascinant du ballet littéraire en grande pompe. Il y avait là plusieurs romancières françaises, dont une que j'aime beaucoup mais je n'en dirai pas plus, et un acteur qui semble gréffé au lieux car il est là avec son chien chaque fois que j'y vais, et une noria d'éditeurs encigarisés, dont mon ex editeur qui a fait mine de ne pas me voir, (comme il a grossi !). Sans oublier les journalistes littéraires rivés à leurs portables.

J'ai transmis à mon éditeur la nouvelle mouture du livre. Certes, j'aurais pu lu envoyer par mail, mais étant une quinqua démodée, je trouve que les rapports humains, c'est quand même ce qu'il y a de mieux. Voir quelqu'un, le regarder dans les yeux, écouter son rire, c'est quand même tellement plus sexy que le virtuel ! Non ?

A priori, cet opus devrait voir le jour en mars.

Après, je suis allée dîner avec S, qui malgré le temps qui passe, me donne toujours des frissons partout. Et je pense que c'est réciproque. Nous n'avons pas été très sages, mais je ne vous en dirai pas plus. F est de retour dans ma vie et je n'ai pas envie de me voir retirer des points en lui faisant part de mes excès de vitesse. (Il n'a pas été très sage non plus à Barcelone, mais je ne lui ai rien demandé.) Le lendemain matin, je suis allée voir ma fille et le bébé, là non plus je ne gâtifierai pas mais je n'en pense pas moins.

Je suis bien contente de vous faire gamberger, Monsieur Blondel, et j'ai bien l'intention de continuer...

LW

PS, Non, je ne suis pas RB. (Et à présent, elle s'appelle Marie, ;) )

 

Par Lady Writer
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Lundi 11 septembre 2006

Voilà sur ce que je lis sur le blog de l'Ecrivain Mystère. (je vous fais grâce de l'extrait du Blog de Chloé Delaume avec lequel il débute son article...)

"Où sont les jeunes auteurs ? Où est le nouveau Pierre Guyotat ? la future Marguerite Duras ? Chez quel éditeur chercher, d'abord ? Il n'y a plus que 3 ou 4 éditeurs qui pourraient publier ces auteurs, toujours les mêmes, POL-Minuit-Verticales, comme on disait jadis Galli-Grass-Seuil pour symboliser l'Axe des Prix, et quand on regarde quels auteurs de moins de 40 ans font tout sauter chez ces éditeurs, on ne trouve pas grand monde. (...) Combien y a-t-il d'auteurs vivants français dont je suis les livres, actuellement ? en tout, jeunes et vieux compris ? je n'en trouve pas 20. Et chez les moins de 40 ans ? 3, peut-être 4 (Chloé Delaume, Charles Pennequin, Thomas A. Ravier). Et vous, lecteurs, vous voyez des noms, de jeunes auteurs français, 25-40 ans, qui changent vraiment la donne littéraire en ce début de XXIe siècle ?"

Cher confrère,

 Vous voilà bien empêtré dans votre Parisianisme.

Vous ne trouvez pas 20 auteurs "quadra+" à suivre....?  Ciel ! Pourtant il y en a...Mais à mon avis, nous n'avons pas  les mêmes gouts. Les votres doivent se cantonner au 6° arondissement de Paris..

Quant aux petits jeunes,  vous en dénichez "3 ou 4". Pardon, mais je ris. Je ris beaucoup. Je n'ai jamais entendu parler des petits jeunes que vous citez, mais c'est vrai, je ne vis (plus) dans le 6° arrondissement depuis belle lurette...

Mais pour l'amour de Dieu, si cette littérature française vous déçoit à ce point, lisez de l'etranger !

Ou alors, tout simplement, relisez vos classiques. Non ?

LW

PS. Chers visiteurs, cela vous inspire quoi ? Vous aussi vous êtes friands de 'jeunes auteurs', ou c'est une plume qui vous séduit, plutot qu'une date de naissance ?

Par Lady Writer
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Mercredi 13 septembre 2006

 

 

 

 

 

 

 

Merci à l'écrivain -mystère de m'avoir repondu sur son blog et je suis contente qu'il apprécie mes "billets mélancoliques".

 

Cher confrère, je ne suis plus agacée. Mais je n'ai pu m'empecher de sourire un peu jaune à la réponse de Mademoiselle Pagano, toujours sur le meme blog. "Sinon, lady W, c'est bizarre, je sais qu'elle s'est "retirée" dans les Pyrénées, mais je la trouve tout autant 6ème que toi, ou plutôt tout autant Parisienne*. D'ailleurs y'a que les Parisiens pour dire tel arrondissement, ou tel autre : je me souviens de Naulleau fustigeant le 6ème en disant "mais tout le monde n'habite pas le 6ème, tenez, moi j'habite le 20 ème" (vu de chez moi, c'était rigolo). En tout cas, dès qu'on est exigeant sur le slivres, on se fait traiter de 6ème Ar de Paris, et donc, ça me fait rire !* par exemple, elle parle des gens de son village en disant "les gens du cru". Nous les "pacoulins", on dit jamais "les gens du cru" pour parler de nos voisins.".

Chère Mademoiselle Pagano, je n'ai jamais lu vos livres, pardon. Vous semblez très présente sur le net, d'ailleurs il me semble que vous avez deja posté ici, oui, je retrouve un de vos commentaires ici  lors de ma panne d'ordinateur :

"C'est parce qu'il n'y a pas de "cyber café" que vous trouvez votre bled "pourri" ? C'est sur le coup de la colère ? Sinon, pourquoi vous y êtes-vous installée, si vous le trouvez "pourri" ? Et surtout : comment ça se fait que vous n'y connaissaiez personne suceptible de vous "dépanner/connecter" autour d'un café ? Dans les endroits les plus isolés, il y a toujours un "bidouilleur" farfelu non ?"

Ou encore :

"Et que faire lorsqu'on cumule le boulot de prof à plein temps, le petit bout (3 ans), les grands (11 et 15) et les contraintes d'une vie loin de tout ? D'abord se dire que si les enfants sont là, la maison si loin, le boulot encore à plein temps, c'est que, contrairement à ce qu'on nous laisse croire (études sociomachin), et bien tout cela, on l'a choisi, en connaissance de cause."

Alors je vous repondrai ceci, chère consoeur :

  • Je suis "retirée" dans les Pyrénées, mais j'ai vecu 20 ans à Paris et 10 dans le 6° arrondissement, ça laisse des traces..
  • Je n'ai jamais traité mes amis du village de "gens du cru" ! Où êtes vous allée chercher cela ??
  • J'aime mon bled pourri, et c'est une façon affectueuse de parler de lui. Je m'y suis installée pour échapper à une vie qui me faisait plus de mal que de bien. Non, je ne connais personne (pour le moment, dans mon bled pourri !)  à part mon fils  (qui vit en Italie) pour me "bidouiller" mon ordinateur.
  • On a tous cumulé plein de choses dans notre vie. Comme vous,  j'ai eu des enfants, des boulots, des maris (oui, plusieurs, ) et j'ai dû jongler avec tout ça.
  • Je me permets de reprendre la seule phrase que je trouve vraie dans ce que vous m'ecrivez. J'ai tout choisi, en connaissance de cause. Oui, c'est bien cela, en connaissance de cause.

Sans rancune !

LW


Par Lady Writer
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Vendredi 15 septembre 2006

 

Oh ! Vous vous dites, en voyant cette image  terrifiante, que Lady va encore être ronchon aujourd'hui et sombrer dans du germano-pratisme stérile ou encore se lamenter sur les affres de la ménopause. Diantre ! N'ayez pas peur, amis lecteurs. Je voulais juste vous faire part d'une déception. Je vous en avais déjà parlé ici, mais cela n'avait pas fait beaucoup d'effet. Alors j'en remets une couche. Je n'ai pas pu finir le fameux roman dont tout le monde parle en France en ce moment. Vous voyez lequel ? Mais non, enfin, pas le Angot ! Celui ecrit par un américain de 38 ans. Les Bienveillantes. Jonathan Littell. Jamais je n'ai vu une telle presse. Surfez un peu, vous verrez. Mon amie B, attachée de presse dans grande maison littéraire, me dit que c'est "de la folie". Rupture de stock et re-impressions en cours. Articles délirants, Assouline sidéré, libraires en transes, bouche à oreille insensé, bref, Les Bienveillantes est bien le livre qu'il faut lire en cette rentrée litteraire 2006. Alors j'ai essayé. Installée avec le Chat, sur mon confortable canapé, munie d'une tisane et de mes lunettes, j'ai essayé. Les 900 pages ne m'ont point fait peur du tout. J'adore les gros bouquins, j'ai récemment dévoré Terre des Oublis ( de D.T. Huong, qui en fait 800 ) et Dans la main du diable (de AM Garat, qui en fait 906 ...)

C'est remarquablement écrit.  Froideur et lucidité émanent de chaque phrase. Je cale assez vite. Je trouve cela très technique, très dans le détail  militaire un peu poussif . Je laisse de côté Monsieur Littell pour lire Monsieur Blondel, qui m'enchante. Je reprends Monsieur Littell, en me disant, "Lady, c'est le livre dont tout le monde parle, tout le monde crie au génie, allez, un petit effort." Je recale. Je ne ressens pas d'émotion. J'ai l'impression d'être devant un document administratif sans fin qui épluche d'une façon extraordinairement minutieuse voire rébarbative les faits et gestes des Einsatzgruppen.

 Oserais-je le dire ? Oui, après tout, je suis sur mon blog, je suis protégée par mon joli pseudo. Alors je vais le dire. Je me suis profondément ennuyée. Je n'ai pas été emue. Suis-je la seule ? Y a-t-il quelqu'un là-bas, dehors, qui comme moi, n'a pas eu d'orgasme en lisant ce livre ?

Je crois que je vais me ranger (pour une fois!)  du côté des Inrocks qui écrivent :" C'est le premier roman dont on va entendre parler cette rentrée... Seul problème : avec son côté performance trop affiché, il nous tombe des mains."

Par Lady Writer
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