Un prix, des prix ?

Publié le par Lady Writer

 

 

Merci pour vos réponses, toujours aussi intéréssantes. Et moi, j'ai encore des questions pour vous. Le prix littéraires, vous y accordez de l'importance ? Vous achetez forcément un livre parce que c'est le Goncourt, le Femina, le Médicis ? Oui ? Non ? Pourquoi ? (comme elle est curieuse, cette Lady, hein ?)

Plus jeune, je me souviens que j'achetais les "prix." Puis, ça m'a lassée. Je prefère lire les romans qui n'ont pas eu de prix. Certains auteurs sont obsédés par les prix, vous savez. Je me souviens d'une amie romancière qui a changé de maison d'edition avec fracas parce qu'elle voulait un prix (qu'elle n'a pas eu, d'ailleurs...)

Moi, en tant qu'écrivain, je m'en tape, je suis une auteure "popu" et si d'aventure on me donne un prix un jour, ce sera un prix du genre "Le prix Gudule des servietteuses du Mans"...Je n'ai jamais louché du coté d'un gros prix de novembre, de ceux qui vont bientôt déferler.

A part ça, je suis toujours à Paris, dans le 12°. J'aime bien. Je fais foule de choses que je ne fais jamais dans mon joli bled perdu. J'ai vu mon éditeur. Ce sera avril. J'ai revu un ex. C'était bien. Je me suis baladée du coté de la rue Cadet et plein de souvenirs sont revenus.

Je vous embrasse,

Lady

Publié dans Moi-Je

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Lilly 24/10/2006 08:58

Bonjour,
Je suis de ceux qui se fichent totalement des prix littéraires. Un livre m'attire par sa couverture, son résumé, son auteur... C'est tellement personnel la façon dont on lit un livre, que j'ai même plutôt tendance à fuir les romans qui ont une énorme étiquette dessus avec marqué "Prix je ne sais quoi". Je me dis que ça va être soit grand public, donc sûrement agréable mais sans être grandiose et même parfois pire, ou alors que ça va être intellectuel et pompeux au possible... Donc je prends ma liste de livres à acheter, composée sur des conseils beaucoup plus fiable, ou sur de simples envies...

Philippe J. 18/10/2006 19:43

Après avoir délaissé la littérature pendant une douzaine d'années (si, si), je m'y suis replongé depuis avril 2005. Avec un « lectogramme » en dents de scie. Exemple : 17 bouquins en août 2006 et rien le mois suivant.Mes moyens financiers ne m'autorisent que de rares bouquins neufs. Le reste, je l'achète d'occasion (chez Boulinier, à Paris, moyennant 1,50 euro en général par bouquin, quelquefois moins). On trouve facilement des « prix littéraires » d'occasion, hormis quelques noms introuvables tant la demande est forte (Houellebecq et compagnie). Mon maigre budget m'oblige à soupeser la pertinence de chaque achat (et non pas de mes allitérations;-).Alors, évidemment, je me dis que j'ai dû rater quelque chose, pendant douze ans, lorsque s'offrent à mes yeux tous ces noms connus, lauréats de prix prestigieux. Alors, évidemment, j'achète. Alors, évidemment, je suis le plus souvent déçu. D'autant plus déçu que je préfère Claude Simon à Marc Lévy, ou Chloé Delaume à Christine Angot.Résultat, j'aurais tentance, maintenant, à fuir les « grands » prix littéraires. Voire à les tenir pour des indices de médiocrité.Mais ce n'est pas si simple. J'ai récemment lu et beaucoup aimé trois livres primés : _La Marge_ goncourisée de Pieyre de Mandiargues, _La Crève_ féminalisée de Nourissier et, si j'ai bonne mémoire, _Les Particules élémentaires_ novembrisées de Houellebecq (malgré ses carences stylistiques, mébon).Il est vrai que dans le même temps, moult bouquins goncourisés ou renaudisés me sont quasi tombés des mains, ou peu s'en faut.Et maintenant ? J'aurais tendance à ne plus du tout me préoccuper des prix littéraires et à en fuir certains plus que d'autres -- en commençant par le Goncourt.Le seul prix qui m'inspire une relative confiance -- ou du moins qui n'a pas trahi mes attentes -- est le prix Décembre. Les deux décembrisés dont j'ai lu le bouquin (Dantzig et Delaume) m'ont enthousiasmé. Pourvu que ça dure...Les prix littéraires français m'inspireraient peut-être une plus grande confiance si leur mode de fonctionnement n'était pas aussi biaisé, voire vicié de l'intérieur...

Jean-Christophe Heckers 14/10/2006 11:24

Je me contrefiche des prix. Les livres que je lis, sont ceux que j'ai ouvert au hasard, à cause du titre, parfois à cause de la quatrième de couverture, que je feuillette, et si j'accroche, le livre est bon pour se retrouver chez moi.Quand j'avais de la place, je hantais les libraires. Désormais je traîne dans les bibliothèques. C'est vrai que j'aime aussi, comme Nathalie, les livres qui ont un vécu.

sylire 13/10/2006 22:37

Je m'intéresse aux prix des lecteurs car à mon sens, eux seuls ont une légitimité. Les autres, c'est en règle générale du buisness.

Sophie 13/10/2006 21:48

Je ne m'intéresse pas particulièrement aux prix. Disons que j'aime bien connaître les lauréats mais ça ne me fera pas acheter le livre pour autant. D'ailleurs le plus souvent, j'ai acheté le livre avant qu'il ne reçoive le prix, parce qu' il me tentait.